On entend parfois que l’IA est une grosse opportunité pour les neurodivergents, ça peut en être une : l’IA est patiente, elle sait reformuler, elle sait s’adapter, proposer des corrections, des méthodes d’organisation. Cette faculté peut vraiment aider certains, moi le premier : en quelques mois je suis passé de “tout dans la tête, les mails et un carnet” à un système d’information hyper-articulé qui prend en compte une large partie de mes activités professionnelles et surtout automatise certaines des plus pénibles.
Pour ceux qui souffrent de handicap mental il y a déjà des applications comme Mindory https://mindoryapp.com/fr/ qui se proposent d’aider à s’organiser. Mais dans une entreprise, on est toujours l’handicapé de quelqu’un d’autre : nous avons tous des modalités de communication, d’interaction, de compréhension et d’expression, et qu’elles peuvent être largement différentes : il y en a qui n’osent pas prendre la parole, il y en a qui comprennent que quand ils l’écrivent à la main, il y en a qui ont besoin de dessiner, il y en a qui ne savent faire qu’en verbal… bien au-delà des systèmes culturels qui ont aussi leur importance, ce mélange de psychologie et de physiologie est aussi celui qui finit par énerver en disant “il comprend vraiment rien lui”. L’IA ne sait faire qu’une seule chose : traduire. Traduire dans une autre langue, traduire une phrase en process ou en dessin, ou l’inverse. Reformuler sans les acronymes, synthétiser, fabriquer un podcast pour écouter la présentation en faisant la cuisine parce que c’est là qu’on réfléchit le mieux… Cela peut être un formidable outil de médiation entre collègues, pour créer les interfaces les plus efficaces entre machine, données, connaissances et humain. Aujourd’hui beaucoup de gens n’aiment pas l’informatique parce qu’il faut être assis devant un ordinateur. Le smartphone a déjà changé ça, la prochaine étape c’est l’IA qui met la surface d’échange au bon endroit.
Evidemment il ne faut pas oublier les risques psychologiques associés à l’IA, qui sont assez équivalents à ceux des plateformes : addiction, dépression, burn out, des points d’autant plus importants avec les enfants et les personnes fragiles. D’où l’importance de comprendre les enjeux et les bases de la configuration pour éviter les problèmes.
A partir de la rentrée avec Treklair nous allons proposer de la formation. Nous sommes tous différents et tous complémentaires.